Journal d’Irlande : carnets de pêche et d’amour, 1977-2003

Comment c’est, vieillir en polyamoureux? Est-ce seulement possible, envisageable? C’est avec ce livre que j’ai pu explorer la question à travers les yeux d’une écrivaine connue.

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Le grand intérêt de ce livre, c’est de constater que, lorsque Benoite s’aperçoit que Paul perd de sa vigueur physique, elle ne ressent aucune gêne à le critiquer, du moins sur papier. Le phénomène des « P’tits vieux qui restent ensemble jusqu’à s’haïr » s’incarne un peu dans sa façon de raconter ses étés en Irlande avec Paul. Alors qu’ils forment une équipe de pêcheurs dynamiques au début du journal, même ce seul élément resté fort de leur relation autrement platonique finit par dégénérer. La confiance mutuelle s’égrène petit à petit. L’amour ne conquière pas tout.

Ma mère avait raison, un essai d’Alexandre Jardin

Bref, c’est l’histoire d’un petit garçon devenu écrivain qui raconte Verdelot, cette maison aux chambres multiples. Dans l’une d’elles, il y a la chambre de sa mère. Son père n’y dort pas. Personne n’y dort, sauf sa mère. Et parfois, il y a des hommes – son père et d’autres – qui viennent lui rendre hommage, quand elle le demande. En font partie : Le Zubial (le père d’Alexandre Jardin), Claude, Pierre (le futur mari de sa mère, bien plus tard), Jacques, Nicolas, parmi d’autres. Certains dorment dans d’autres chambres, d’autres retournent chez eux. Personne ne s’en cache, même si l’ami d’Alexandre, Hector, ne comprend pas.

Ferry, traversée érotique, épisode #10, « Polyamoureuse »

Et une fois de plus, j’ai le bonheur de constater que le polyamour continue à faire son petit bonhomme de chemin dans notre culture. À travers d’autres balados dont je vous parlerai peut-être un jour, je suis tombé sur l’épisode #10 « Polyamoureuse » de l’émission Ferry, traversée érotique.

Prague

Oui, il arrive que je propose des oeuvres dont, en apparence, le sujet est l’horrible. le terrible, le scandaleux « couple ouvert ».

J’imagine dans une fiction totalement décalée de la réalité la réaction de certains puristes imaginaires : « Scandale! Couple ouvert! Ça n’a rien à voir avec le polyamour, contactez les admins OPC qu’on m’élimine cette publication scélérate, hérétique!!! »

Vous savez quoi?

Je ne crois pas au couple ouvert.

Polyamour : la bibliothèque de la débutante et du débutant

[..] pour qui n’a pas été plongé dans la marmite du polyamour dès l’adolescence, la chute dans les eaux glaciales de l’anxiété post-monogamie-par-défaut peut être difficile. Et même pour les polyamoureux qui sortent de l’adolescence, les défis sont nombreux. Si le cinéma, la musique, les romans et d’autres médiums sont utiles pour nous accompagner sur ce chemin, rien ne vaut le profonds sillons que les essais pratiques sur la question polyamoureuse peuvent tracer dans notre esprit.

Mais par quoi commencer? Je vous présente en rafale une trousse de départ constituée de six livres.

Féminin / Féminin

Ça vous est déjà arrivé d’entendre, d’une femme exaspérée par les hommes : « Je vais « devenir aux femmes », ça va être plus simple de même! » Pour moi, la dernière fois, c’était il y a moins d’un mois. Entre deux rires, ma réponse a été plutôt bien triste : « C’est probablement encore plus difficile [pour elles]! »

Charlotte a du fun

Bref, si la culture québécoise est riche à plusieurs niveaux, il faut creuser et s’acharner de patience pour en trouver les trésors les plus pertinents. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de cette chronique. Plutôt que « Le trip à trois », l’un des pires affronts du cinéma québécois aux sexualités alternatives, je vous suggère de remonter à 2018 pour découvrir un joyau caché : « Charlotte a du fun » de la cinéaste Sophie Lorain.

Histoire populaire de l’amour au Québec : Tome 1 (avant 1760; Nouvelle-France)

Mon appréciation de la réalité, bien que j’ai conscience qu’elle soit subjective, me donne parfois l’impression de vivre à une époque où les configurations relationnelles possibles explosent pour la première fois en une myriade de possibilités. D’un autre côté, mon intellect me rappelle que l’Histoire comporte nombre d’exemples de peuples et d’individus qui ont vécu leur vie en dehors du cadre rigide et forcé des grandes religions monothéistes.

C’est en dansant au rythme de cette dualité, de cette ambiguïté que le tome 1 de l’essai historique Histoire populaire de l’amour au Québec de Jean-Sébastien Marsan tente de nous dépeindre le fonctionnement et les moeurs de la société coloniale de la Nouvelle-France.

KINK : initiation poétique au BDSM

Se côtoyant parmi dans les modes de vie alternatifs, le polyamour et le BDSM – bondage, domination, soumission et masochisme – sont des univers concomitants : tout en existant séparément, ils offrent la possibilité, mais non l’obligation, d’aller de l’un à l’autre, comme une route nord-sud qui croise une autoroute est-ouest.

S’il est possible d’être polyamoureux sans connaître le BDSM ou de pratiquer le BDSM sans être polyamoureux, c’est à toutes fin pratiques banal de rencontrer dans les soirées alternatives des gens qui vivent ou qui ont vécu les deux de bien des manières, avec bien des configurations différentes.