Journal d’Irlande : carnets de pêche et d’amour, 1977-2003

Comment c’est, vieillir en polyamoureux? Est-ce seulement possible, envisageable? C’est avec ce livre que j’ai pu explorer la question à travers les yeux d’une écrivaine connue.

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Le grand intérêt de ce livre, c’est de constater que, lorsque Benoite s’aperçoit que Paul perd de sa vigueur physique, elle ne ressent aucune gêne à le critiquer, du moins sur papier. Le phénomène des « P’tits vieux qui restent ensemble jusqu’à s’haïr » s’incarne un peu dans sa façon de raconter ses étés en Irlande avec Paul. Alors qu’ils forment une équipe de pêcheurs dynamiques au début du journal, même ce seul élément resté fort de leur relation autrement platonique finit par dégénérer. La confiance mutuelle s’égrène petit à petit. L’amour ne conquière pas tout.

La Communauté (v.f. de Kollektivet)

Est-il possible de vivre en communauté, une fois les expériences de la jeunesse passées? C’est le pari que font Erik et Anna, deux adultes danois parents d’une jeune fille, Freja, qui regroupent autour d’eux six autres personnes – un couple avec un jeune enfant, ainsi que deux hommes et une femme célibataires. Bien que l’histoire évolue dans les années 70, leur dessein est bien différent de celui des communes hippies véhiculés dans le souvenir collectif : il s’agit d’acheter, tous ensemble, la vaste demeure familiale dans laquelle Erik a grandit, mais qu’il n’a pas les moyens de payer tout seul.