Charlotte a du fun

Bref, si la culture québécoise est riche à plusieurs niveaux, il faut creuser et s’acharner de patience pour en trouver les trésors les plus pertinents. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de cette chronique. Plutôt que « Le trip à trois », l’un des pires affronts du cinéma québécois aux sexualités alternatives, je vous suggère de remonter à 2018 pour découvrir un joyau caché : « Charlotte a du fun » de la cinéaste Sophie Lorain.

La Communauté (v.f. de Kollektivet)

Est-il possible de vivre en communauté, une fois les expériences de la jeunesse passées? C’est le pari que font Erik et Anna, deux adultes danois parents d’une jeune fille, Freja, qui regroupent autour d’eux six autres personnes – un couple avec un jeune enfant, ainsi que deux hommes et une femme célibataires. Bien que l’histoire évolue dans les années 70, leur dessein est bien différent de celui des communes hippies véhiculés dans le souvenir collectif : il s’agit d’acheter, tous ensemble, la vaste demeure familiale dans laquelle Erik a grandit, mais qu’il n’a pas les moyens de payer tout seul.