Ferry, traversée érotique, épisode #10, « Polyamoureuse »

Québec – Balado
Ferry, traversée érotique, épisode #10, « Polyamoureuse » (20 juillet 2018)
Un balado animé par Catherine Lavoie et narré par une personne anonymisée

Durée : 9 minutes

http://www.radio-canada.ca/util/postier/suggerer-go.asp?nID=4546551

Un de mes amis que je vois quelques fois par année trouve souvent un moment pour me parler de sa passion des balados. Jusqu’ici, j’ai écouté ses plaidoyers passionnés en faveur de ce médium avec une oreille distraite. Puis, à la fin de mes vacances annuelles, je suis tombé au détour d’un hasard sur l’application Ohdio de Radio-Canada. Déjà consommateur de Tou.tv extra, j’ai décidé de tenter ma chance.

L’Internet a beau être un réservoir de possibilités, on ne change pas la paresse en l’être humain. Avec Google et les autres moteurs de recherche qui deviennent de plus en plus opaques, ça devient lassant de chercher, de perdre son temps à chercher. Alors quand je tombe sur un réservoir de contenu comme Ohdio, avec la possibilité de monter une liste « À écouter plus tard », je me jette dessus comme un enfant qui vient de trouver la maison en pain d’épices et autres surcreries de la sorcière dans Hansel et Gretel.

Et une fois de plus, j’ai le bonheur de constater que le polyamour continue à faire son petit bonhomme de chemin dans notre culture. À travers d’autres balados dont je vous parlerai peut-être un jour, je suis tombé sur l’épisode #10 « Polyamoureuse » de l’émission Ferry, traversée érotique.

Avec ses balados, Radio-Canada renoue avec la tradition du théâtre radiophonique et des oeuvres pour le plaisir de l’ouïe. Et c’est ce que propose l’épisode #10 de Ferry, traversée érotique : une expérience plaisante. Pour tout vous dire, je n’y ai rien appris, puisqu’il s’agit non pas d’un balado informatif, mais plutôt de la narration – par une femme anonyme – de son expérience d’une triade.

Oui, le polyamour y est abordé à travers l’angle de la fameuse licorne, la femme qui se joint à un « couple stable », qui les trouve beaux et qui les aime tous les deux. La narratrice passe rapidement sur le « avant » et le « après ». On apprend qu’il s’agit pour elle d’une belle expérience qui lui a appris à aimer. Est-ce que jouer à la licorne quelque temps peut constituer une sorte de « stage » de l’amour (comme dans Unicornland)? Cette histoire ne le dit pas. La valeur de son écoute réside plutôt dans la possibilité d’entendre une pure inconnue nous raconter son histoire.

C’est là la force du balado : pas besoin d’écrire un roman, pas besoin d’en faire une série ou un film, pas besoin de suivre des intrigues compliquées, un témoignage passionné de moins de dix minutes est parfois beaucoup plus efficace et plus énergisant, en ce sens où il laisse notre imagination combler les vides, comme si nous étions.

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