Capsules vidéos en marge du film Les Salopes ou le sucre naturel de la peau, de Renée Beaulieu

Québec – Capsules vidéos
Les Salopes ou le sucre naturel de la peau
Un film de Renée Beaulieu

Bien que riche en drames, le cinéma québécois a encore de la place pour explorer les modes de vie alternatifs. Osant sortir des sentiers battus, le drame de Renée Beaulieu, « Les Salopes ou le sucre naturel de la peau », m’a tout de suite attiré, autant par son titre provocateur que par son rare sujet :

« Marie-Claire, chercheure en dermatologie, entreprend un nouveau projet de recherche scientifique sur les cellules dermiques et la sexualité quand un enchaînement d’événements vient perturber sa vie professionnelle, familiale et surtout intime. Les salopes ou le sucre naturel de la peau propose un cinéma différent en faisant d’une femme et sa sexualité, le sujet et non l’objet… mettant en scène une sexualité féminine assumée, complexe et subversive… »

D’ordinaire, ma vie étant bien remplie, il peut s’écouler de nombreux mois entre chacune de mes sorties au cinéma. Lorsque j’ai entendu parler de la sortie du film de Beaulieu en novembre 2018, j’ai tout mis en place pour aller le voir… le soir prévu, je suis tombé malade. Je n’ai donc vu le film que beaucoup plus tard, une fois qu’il a été rendu disponible à la bibliothèque municipale.

Si « Les Salopes ou le sucre naturel de la peau » a ses mérites, ce ne sera pas l’objet de la présente chronique. Prisonnier d’un format trop court pour son propos, il présente une première moitié pleine de promesses, puis  s’étouffe en enfilant à la vitesse lumière des éléments dramatiques sous développés. Pour faire justice à son sujet, la production aurait avantage à le redéployer sous forme de série.

Au cas où vous auriez envie de voir le film, c’est par ici : https://ouvoir.ca/2018/les-salopes-ou-le-sucre-naturel-de-la-peau#_ovc_tv

Ce que je vous propose plutôt d’écouter, aujourd’hui, ce sont les cinq capsules thématiques produites en marge du film. Chacune durant un peu plus d’une minute, leur approche directe et sans ambiguïté de différents sujets est plus parlante que le film lui-même. Voici:

Capsule #1 : le désir de la femme

Cette capsule présente l’idée de la coexistence parallèle du désir sexuel et de l’amour, comme quoi l’être aimé, le partenaire amoureux, n’est pas obligé d’être au centre de notre sexualité, qu’il est possible de vivre une sexualité avec d’autres personnes, de suivre ses désirs, ses envies, sans qu’il soit nécessaire de tomber en amour avec ces autres partenaires.

Capsule #2 : salope et le masculin

Existe-t-il un équivalent masculin au terme « salope »? Est-ce que tu es une salope parce que tu suis tes désirs, parce que tu es une femme? Dans ce cas, mieux vaut en être une…

Capsule #3 : #metoo

Ici, la réalisatrice questionne le mouvement #metoo, interroge la responsabilité des femmes dans le consentement, présente un plaidoyer pour la discussion, pour clarifier les enjeux liés à cette réalité.

Capsule #4 : âge et sexualité

C’est quoi d’imaginer sa fille faire l’amour avec des hommes différents? Nos adolescents doivent-ils vivre leur sexualité en cachette? Y a-t-il un âge pour le désir?

Capsule #5 : ce que femme veut

Est-ce que le bonheur, c’est d’avoir une famille? D’être en couple?

Ces capsules soulèvent des enjeux intéressants, que j’aurai l’occasion d’explorer dans le cadre de mes prochaines prescriptions culturelles.

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